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Jean Prod'hom

Tessons


Un fragment, un éclat peut-il révéler la beauté du monde ? Certains hommes marchent et trouvent des trésors, à même le sol ou parfois dans les airs, l’eau, la lumière, les ténèbres… Des trésors infimes, intimes, inestimables, non négociables qui illuminent leur vie(…) L’écriture fine, incisive, elliptique, se fait souvent solaire, charnelle même et entame un superbe dialogue avec un au-delà de la matière.
Dominique Aussenac (Le Matricule des anges, mars 2015)

C’est un petit livre rare, que l’on veut recommander à tout le monde, même si l’on ne sait pas très bien sur quel rayon le conserver. Comme on glisse un marron brillant dans sa poche, son auteur Jean Prod’hom ramasse depuis suffisamment d’années pour en remplir quelques seaux, des tessons, morceaux de terre cuite, comme on en trouve parfois le long des grèves, où les vagues les abandonnent après les avoir polis.
Jean-Blaise Besençon (L’Illustré, 7 janvier 2015)

Que dire de ces «tessons» déposés sur le dessin de nos mains par jean prod'hom, si ce n'est que, depuis que j'ai commencé à les caresser, du bout des lèvres et du goût des paupières, je le fais par toutes petites touches, relis, reviens en arrière, de peur d'arriver trop vite, beaucoup trop vite, à la dernière page?!?
Même si je sais qu'ils ne s'épuiseront pas, qu'ils se feront oublier dans une poche invisible de mon baluchon, referont surface de temps à autre, avec malice et délices.
Et puis je les offrirai souvent, merveilleux pied-de-nez à la vitesse qu'ils sont, pied-de-nez de quelqu'un qui sent magnifiquement combien il est important d'avoir parfois le nez à hauteur de pieds, pour mieux jauger la beauté quand c'est plus large et plus haut que l'on a envie d'aimer et d'être aimé.

Katchdabratch (blog, 17 décembre 2014)

Les plus fortunés de ces «brimborions» reprennent ici vie grâce à la narration. Ils participent du souvenir, qu'ils concrétisent. L'auteur se tire habilement de l'exercice. Il donne à voir (et à aimer) ce que la plupart des gens ne regarderaient pas.
Etienne Dumont (blog Bilan, 11 décembre 2014)

Éclats de rien qui bout à bout forment le temps. Récolte insignifiante des petits morceaux de couleur dont plus personne ne veut. On ne répare pas les pots cassés mais on peut en faire des bouquets, des enfants, des questions.
Thomas Vinau (Facebook, 8 décembre 2014)

En feuilletant ce livre délicat, l’on croit tout d’abord tenir en mains le journal d’un collectionneur compulsif, il n’en est rien. Tessons est le fait d’un poète, qui sait magnifier «ces morceaux égarés de la beauté du monde», faire briller ces tableaux abstraits de l’éclat de la surprise. Le lecteur se prendra à regretter de n’avoir pas conservé, lui aussi, ces reliquats de terre cuite si souvent ramassés. Dans le regard de Jean Prod’hom, ils deviennent support d’une rêverie qui parvient à faire de l’insignifiance un émerveillement continu.
Thierry Raboud (La Liberté, 6 décembre 2014)

Une étrange et étonnante passion que le poète baroudeur livre dans un incroyable bouquin. Des images des précieuses trouvailles accompagnent le récit de leur mise au jour et l’ensemble, en toute simplicité, dévoile un univers d’une sobre beauté. Vient alors une furieuse envie d’arpenter ces plages de vies.
Alinda Dufey (Vigousse, 5 décembre 2014)

Ils ont d'abord l'aspect de joujoux. Comme toutes les choses hors d'usage et tombées dans l'oubli qui font la joie du chiffonnier. Et de l'enfant.
Les mots sont ces joujoux. Insatiablement manipulés dans leur cabinet de curiosités, le dictionnaire. Un dictionnaire portatif. Il tient dans la poche et vous fera voyager loin. Longtemps. Sans famille et pour expulser ce qui reste en vous de patrie.
Dans ces Tessons (éditions d'autre part), les mots redonnent aux choses une seconde jeunesse, ils leur offrent une nouvelle vie.

Denis Montebello (blog, 2 décembre 2014)

C’est un petit livre curieux et doux, roulé dans la houle du temps et poli comme un galet. L’auteur dit qu’il «tient dans la main», ce qui est vrai. Tessons ressemble à ces débris de vaisselle que les flots brassent, érodent, émoussent, transportent et finissent par déposer sur une grève: mêlant une cinquantaine de courtes proses à des illustrations abondantes, le livre de Jean Prod’hom s’éclaire d’une beauté à la fois modeste, fragile et miraculeuse. (…) Chacun pourra donc juger de leur beauté dont Jean Prod’hom parle comme d’une floraison. Ils sont, écrit-il, «les lointains parents des fleurs des champs, des éphémères et des immortelles».
Michel Audétat (Le Matin Dimanche, 30 novembre 2014)

Première gorgée de pierres. On pense un peu à l’aventure Delerm. Petit livre, petits débris anonymes ramassés sur les rivages, petits textes. Et grand succès ? (…) Ce livre, Tessons, pèse cent soixante-cinq grammes tout juste. Il renferme pourtant une centaine de tessons de pierre, chacun est un paysage, un voyage. Et on y trouve aussi des perles. Les mots. Les phrases. Ainsi, les tessons «sont les lointains parents des fleurs des champs, des éphémères et des immortelles».
Philippe Dubath (24 Heures, 29 novembre 2014)

Avec une poésie franchement sublime, cet habitant du Haut-Jorat nous restitue, photographies à l’appui, les bribes d’histoires contenues dans chacune des pièces de sa collection de morceaux de terre cuite. Vibrantes, les pages de ce recueil nous dessillent les yeux. A partir de ces éclats colorés, captés tout autour du globe, Jean Prod’hom recolle des bouts de monde, dessinant les contours d’une mosaïque infinie, où le lecteur est rendu à la fraîcheur d’un premier regard. On a bien aimé la texture de cet ouvrage soigné et admirablement pensé, beau comme un caillou.
Nicolas Verdan (Terre & Nature, 27 novembre 2014)

Lire Tessons de Jean Prod'hom, c'est marcher d'un pays à l'autre, d'une plage à l'autre, d'un Portugal aimé à une Bretagne retrouvée. Et les tessons s'entassent un peu partout dans la mémoire. Et ravivent le désir de poursuivre.
Sylvie Durbec (Facebook, 22 novembre 2014)

Dans le haut du village, une maison où les enfants rient, les oiseaux chantent et picorent quelques graines tombées d’un arbre voisin, le chien joue. La véranda n’est pas chauffée, elle abrite les restes de la vaisselle du monde échoués sur les plages. Des rescapés qui ont trouvé leur voie, roulés par l’eau et le vent et que Jean Prod’hom glisse dans sa poche. Leur beauté ne doit rien ä leur origine, leur destin est de disparaître.
Dany Schaer (Journal de Moudon, 20 novembre 2014)

Tessons s'ouvre comme une huître et la chair s'annonce savoureuse: «les belles histoires n'ont pas de fin». Pour vérifier, je cours à la dernière page et ça finit bien mais par une promesse. Ouverte. Rien ne finit jamais. On se penche, on ramasse, on touche, on écrit. «Les restes de la vaisselle du monde!»
Reliefs.
Bris qu'on empoche comme un marron. Brisures qu'on achetait gamines, les morceaux cassés des pièces à quinze (qui se souvient?) un cornet pour 10 centimes.
Chutes de tissus, échantillons, lambeaux, brindilles, restes de restes, mots.
Motifs.

Claire Krähenbühl (Facebook, 17 novembre 2014)

Aux photos publiées de certains de ces objets, Prod'hom joint de très beaux textes. Ils expliquent la naissance et le développement de sa collection, réfléchissent sur le sens de ces objets et sur leur valeur, commentent certains lieux de cueillette.
Ces textes très écrits ne sont pas le plus petit charme du livre, qui se révèle un recueil étonnant, poétique et beau – comme les tessons choisis par Jean Prod'hom.

Alain Bagnoud (Blogres, 21 novembre 2014)

Des plages de Patmos, des berges de Pully, il revient les poches pleines d’éclats polis par les eaux. Jean Prod’hom est aussi et surtout écrivain. (…) Tessons, photos à l’appui, pérégrine, de la Méditerranée au lac Léman, à l’affût des traces égarées de la «beauté du monde». Guetter le tesson du bout du pied, s’enfoncer dans les criques dans l’espoir ténu de retourner un bleu roi, s’avère être un exercice d’apaisement. L’attention au si peu, lave du trafic, du bruit, du sentiment de trop-plein. Tessons est une pépite.
Lisbeth Koutchoumoff (Le Temps, 15 novembre 2014)

Jean Prod’hom se penche sur les restes de la vaisselle du monde. Des années durant, l’écrivain de Corcelles-le-Jorat a collecté les restes d’assiettes, de bols ou de tasses trouvés sur les lieux de ses voyages et excursions. A travers son écriture, ces fragments polis et façonnés par l’érosion de l’eau et du temps retrouvent une seconde vie que le temps avait brisée.
Alain Schafer (La Broye, 6 novembre 2014)

(…) la lecture roborative des Tessons de Jean Prod’hom, ouvrage hautement appréciable tant pour l'oeil du corps que pour le bonheur d'esprit, achevé d’imprimer au Locle le 10 octobre 2014 par l’imprimeur Gasser, au bénéfice certain des éditions d’autre part.
Jean-Louis Kuffer (Carnets de JLK, 5 novembre 2014)

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