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| Cinq sur cinq
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Laure Chappuis
L’Enfant papillon
C'est une sorte de poème en prose, d'une écriture superbe et d'une dureté
efficace, dont on ne sort pas intact.
Une écriture tendue et poétique, riche de métaphores et d'images, court
le long de ce tissu de sensations et de rêves à propos de la maternité et de
la stérilité, où le corps de la femme et de la nature expriment un désir
assassiné.
C'est un petit récit dense et bouleversant (…) L'Enfant papillon se lit
d'une traite. Il touche au cœur et reste longtemps dans la mémoire du
lecteur.
Un récit poétique d'une rare intensité. (…) Anachronique, cette histoire?
Délicieusement. Mais quand elle ouvre sur la cruauté et le travail du
langage, on s'aperçoit que Laure Chappuis a accouché d'une solide écriture.
On attend la suite de la progéniture.
(…) Elle a réussi à donner à sa prose poétique un effet tantôt doux,
tantôt tranchant, à l'image de la photographie de la couverture. Au premier
abord, on dirait une fragile aile d'insecte, avant de réaliser qu'il s'agit
des éclats dangereux d'une vitre brisée.
On est ébranlé par le beau récit de Laure Chappuis. (…) Très poétique, la
langue reste fortement incarnée, la douleur crie ou suinte à travers tout le
corps (…) Laure Chappuis n'a jamais tenu de journal intime. Privée de cette
matrice adolescente, l'écriture de sa noire macération au creux de soi n'en
est pas moins magnifique.
Attention, petit chef-d'œuvre. Le livre de Laure Chappuis (…) est une
perle. Certes, le sujet traité de manière un peu ringarde pourra ennuyer,
peu importe, puisqu'il impose une voix, un ton, une écriture solide, dense,
d'une élégance et d'un raffinement dont on a peu l'habitude.
Une langue délicate et émouvante pour parler d’un événement grave au plus
riche sens du terme, et que seule la disponibilité de cœur peut rendre,
selon les cas, heureux ou tragique. Un très beau contrepoint aux affiches
lourdement aguicheuses des journaux populaires sur un tel sujet…
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